Des SIG à la 3D : pourquoi et comment ?

Mardi 11 juin 2013

Président de session : Pierre Lavergne, agence d’urbanisme du Pays de Montbéliard

Aide à la conception de projets, à la gestion quotidienne des infrastructures, à l’élaboration d’atlas du paysage ou de SCOT, assistance à la concertation… Il est temps d’arrêter de considérer la 3D comme un gadget pour services « com ». Mais encore faut-il avoir une idée claire des données et des outils mobilisables pour chaque usage. Au cours de cette session, nous reviendrons sur les bases de la 3D, avant de zoomer sur quelques retours d’expérience originaux. Nous finirons par une table ronde sur les perspectives d’avenir, tant en termes techniques que d’usages.

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11h30-13h00 :  Monde virtuel, mondes pluriels… quels outils, quelles données et quels usages ? par Florence Jacquinod, Université de Saint-Etienne et Henri Pornon, IETI Consultants

Pas facile de s’y retrouver dans le vaste monde de la 3D. D’un côté, il y a une offre industrielle variée mais encore peu intégrée aux SIG. De l’autre, il y a des usages tout aussi variés, à toutes sortes d’échelles, dans lesquels les géomaticiens sont de plus en plus impliqués. Cette introduction vous aidera à vous y retrouver et découvrir comment aborder les mondes de la 3D, sans forcément dépenser des fortunes.

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14h30-15h : 3D et médiation urbaine par Christelle Gibon, Ville de Rennes/Rennes Métropole

La Ville de Rennes a modélisé son territoire en 3D dès 1999. Depuis, des usages basés sur les données et technologies 3D se sont progressivement développés dans le domaine de l’urbanisme, en particulier, pour accompagner la médiation urbaine.
Le bilan des usages mis en œuvre à Rennes, Ville et Métropole dans ce cadre, a montré tout l’intérêt de ces nouveaux dispositifs 3D. Ils permettent de développer une vision partagée de l’espace urbain. Leur apport pédagogique et ludique conduit à une meilleure compréhension des projets par les habitants, favorise les échanges et constitue un incontestable ‘déclencheur de parole et de débat’.
Cependant, de tels dispositifs présentent également des limites qu’il convient de bien analyser. Réfléchir, par exemple, à un mode de représentation juste et efficace est essentiel. La mise en forme graphique d’un projet et de son contexte induit, en effet, un biais potentiellement plus fort avec la 3ème dimension. Comment minimiser ce biais ?
Aujourd’hui, à Rennes, les dispositifs 3D sont incontournables pour accompagner la médiation urbaine. Il reste, cependant, un certain nombre de réflexions à mener pour proposer des dispositifs pleinement adaptés aux besoins.

15h-15h30 : La 3D depuis le SIG : retour d’expérience de RFF appliqué au grand paysage par Julien Varjabétian, RFF (présenté par Stéphane Gourgout, Bionatics)

Illustration des cas d’usages de la 3D chez RFF dans des contextes variés, à des échelles de paysages moyennes à grandes, à des fins de communication comme d’aide à la décision. Recherche d’une solution opérationnelle à moindre coût, interopérable avec le SIG de l’entreprise, maintenable, performant, permettant des partages en mode web et desktop.

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"Rennes Métropole & la médiation urbaine… par sig-la-lettre


Un grand projet franco-quebéquois pour les… par sig-la-lettre

15h30-16h : La 3D  au quotidien par Anthony Guerout, ville de Havre

Depuis 14 ans le service SIGU-Topographie de la ville du Havre collecte, gère et utilise au quotidien des données 3D. D’abord décriées comme simple outil de communication, puis utilisées dans les projets d’aménagement et d’urbanisme par des spécialistes, les données 3D se démocratisent pour une utilisation plus répandue dans les services: instruction de permis de construire, insertion dans l’existant, visibilité, BIM
Ces nouveaux usages sont devenus possibles par l’apport de logiciels plus intégrés dans le système d’information géographique ; où les mondes de la géomatique et de la 3D sont (enfin) liés. Toutefois, la formation à cette technologie, à la fois moderne et ancienne, reste à faire en interne. Mi-infographiste et mi-géomaticien, les candidats formés sont rares et les formations tardent à se mettre en place!

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17h-18h : Table ronde : Et demain, quelles évolutions et quels nouveaux usages pour la 3D géographique.

Une table-ronde animée par Pierre Lavergne (agence d’urbanisme du Pays de Montbéliard) avec Cécile Haeck (IGN Conseil), Pascal Peyronnet (Thales), Gilles Gesquière (laboratoire LIRIS) et Maud Beau (urbaniste, UFO)

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Comments

2 résponses to “Des SIG à la 3D : pourquoi et comment ?”

  • CHARRIER Laurent dit :

    Comme de nombreuses collectivités, la modélisation 3D perce çà et là au sein des services de la communauté d’agglomération de St quentin en Yvelines. Parfois les initiatives sont concurentes, parfois elles sont convergentes et tant mieux, car dans ce cas cela permet de faire croire à de subsantielle économie d’échelle et de gouvernance sur les données du SIG au moins ponctuellement.
    Un peu comme les solutions logicielles des Editeurs, de tant à autres on croit avoir trouver la perle qui sait tout faire et lorsque l’on veut echanger ou partager les données, et bien la conurence est vive, alors on a trouvé le terme interroperabilité avec lequel il semblerait que l’on va pouvoir tout faire.
    Mais les ressources quelles soient financières, humaines, temporelles… manquent trop souvent pour être en adéquation parfaite avec le désir de voir un jour son terreau numérique (SIG) évoluer sans encombre en un veritable SIG 3D accessible depuis nos smartphones. A bientôt

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