Mettre en place un serveur spatial, coûts et conséquences (mardi 4 mai)

L’arrivée des serveurs spatiaux bouleverse l’organisation des SIG dans les entreprises et les organismes publics. Si les serveurs spatiaux permettent de donner accès aux ressources géomatiques à un public plus élargi, ils nécessitent d’intégrer de nouvelles compétences et le montage d’un tel projet n’est jamais simple car les embûches sont nombreuses. Comment s’y retrouver dans les offres et les architectures techniques ? Pour quels bénéfices ? Consultants et utilisateurs ont présenté leurs expériences.

Président de session : Matthieu Noucher, IETI Consultants -  mardi 4 mai

Texte disponible10h30-11h00 : Aspects organisationnels de la mise en place d’un serveur géospatial : plaidoyer pour une démarche structurée, complète et progressive par Alain Prallong, Realia

La mise en place d’un serveur géospatial constitue une démarche structurante et fédératrice pour une organisation. Cela n’est pas toujours vu comme tel et surtout assez souvent pris comme une approche purement technique.
L’auteur propose de replacer le projet de mise en œuvre d’un serveur géospatial au sein d’une démarche organisationnelle abordant toutes les facettes d’un projet global, notamment les aspects relatifs aux ressources humaines, les enjeux du projet et ses incidences sur l’organisation des services.
L’orateur identifiera les principaux risques encourus lorsque le volet organisationnel n’est pas pris en compte, ainsi que les questions organisationnelles à se poser préalablement au démarrage et contribuant à la réussite d’un projet dont l’envergure fait que le champ d’application dépasse souvent le périmètre initialement prévu par les promoteurs du projet. En guise de conclusion, l’auteur précisera le contour des « étapes clés » d’une démarche organisationnelle progressive.

11h-11h30 : Pause

Texte disponible11h30-12h00 : IDS – Quelques conseils d’un intégrateur pour réussir son projet, par Jean-Yves Garinet, C&S

La mise en place d’un serveur spatial, ou d’une Infrastructure de Données Spatiales ne se résume pas à un choix d’outils, qu’ils soient gratuits ou payants, elle se base sur un cahier des charges complet. Ce document est souvent transmis à un intégrateur en charge du développement et du déploiement.
La présentation aborde ce qu’attend l’intégrateur de son client dans ce cahier des charges pour réussir le projet d’IDS et pointe les faiblesses actuellement rencontrées.

Texte disponible12h00-12h30 : Le cloud computing au service des applications cartographiques à haute disponibilité, par Claude Philipona, Camptocamp

Le Cloud computing offre de nouvelles opportunités pour implémenter des applications à haute disponibilité résistantes à la montée en charge. Le Cloud computing, également connu sous l’appellation infrastructure dématérialisée, permet en effet d’utiliser des ressources informatiques distribuées sur Internet avec un mode de facturation des ressources à la demande. Ceci permet de résoudre les problèmes de performance en période de forte utilisation, tout en restant dans des budgets d’infrastructure raisonnables.
Cette présentation expliquera les possibilités d’implémentation du paradigme de « Cloud computing » dans les technologies de Webmapping et comment ceci est en train de modifier les principes de mise en place d’applications. Un tour d’horizon des services de Cloud computing Amazon Web Services (AWS) et spécialement les services relatifs au Cloud computing comme Amazon Elastic Compute Cloud (Amazon EC2), Amazon Simple Storage Service (Amazon S3), Amazon CloudFront sera fait.
Il sera montré non seulement comment mettre en place ce genre de technologies pour des applications de Webmapping haute disponibilité avec la gestion automatique d’un grand nombre d’instances mais également comment des problèmes tels que la pré-génération massive de tuiles peuvent être résolus de façon optimale et peu coûteuse avec cette technologie.

12h30-14h30 : Déjeuner

Texte disponible14h30-15h00 : Comparatif des bases de données spatiales : Oracle, PostgreSQL, MySQL, SpatiaLite par Nicolas Ribot, Magellium

Les bases de données spatiales sont désormais incontournables lors de la mise en place d’un serveur spatial.
Leur niveau de maturité et de fonctionnalité permet de réaliser des traitements complexes.
Cependant, toutes les bases spatiales n’offrent pas le même niveau de fonctionnalité ni le même respect des normes définies en la matière par l’Open Geospatial Consortium.
L’objet de ce comparatif est de pointer les forces et faiblesses des différents systèmes testés :
- Respect de la norme OGC SFSQL
- Couverture fonctionnelle
- Forces et faiblesses
- Limitations

Texte disponible15h00-15h30 : Un serveur géospatial libre au service de l’observation territoriale par Christophe Bredel, agence d’urbanisme Lorraine Nord.

L’une des missions des Agences d’urbanisme est l’observation du territoire. L’Agape, l’Agence d’urbanisme Lorraine Nord, a décidé de centraliser l’ensemble de ses données , qu’elles soient spatiales ou simplement alphanumériques, dans une base postgreSQL/postGIS avec pour objectif d’optimiser l’exploitation de son patrimoine de données.
Ce retour d’expérience permettra d’illustrer par la pratique l’intérêt des outils libres que ce soit au niveau des coûts mais aussi dans l’opportunité qu’ils représentent pour l’amélioration de la gestion et la diffusion des données. Nous décrirons notre système d’information faisant cohabiter des logiciels propriétaires (GéoConcept, ArcGIS, FME) et libres (Qgis, Mapserver, GeoSource,…). Nous aborderons les difficultés de la migration face aux avantages produits. Nous présenterons aussi différents outils qui  nous permettent d’avoir un SIG au service de l’observation territoriale.

Texte disponible15h30-16h00 : Déployer un serveur géospatial dans une grande collectivité territoriale : un projet transversal par Philippe Petit-Hugon, CG34

Recenser les besoins des utilisateurs avant de choisir un serveur géospatial, puis le déployer dans une collectivité composée de près de 5 000 agents n’est pas une mince affaire.
Equipé jusqu’à présent d’un SIG qualifié en son temps d’historique, mais limité à quelques utilisateurs, le conseil général s’est lancé dans cette démarche afin de permettre à un plus grand nombre d’agents qui utilisent des outils disparates ou ne sont pas encore équipés d’accéder aux nombreuses données géospatiales de référence et thématiques disponibles afin de les utiliser en consultation ou de les combiner avec leurs propres données.
Après une présentation technique et financière de la solution retenue, ainsi que les premiers outils et du schéma organisationnel déployés, on abordera d’autres aspects de cette mise en œuvre, des difficultés rencontrées, des attentes et perspectives.

16h00-17h00 : Pause

Texte disponible17h00-17h30 : Urbanisation des systèmes de publication de cartes interactives au MEEDDM – un retour d’expérience, par Robert Rivière et  Pierre Lagarde, BRGM

Avec la mise en place d’une organisation interministérielle de plus en plus marquée, les outils de publication cartographique sur le web à la disposition des acteurs de l’administration sont multiples, voire parfois redondants.
Dans le cadre d’une évolution convergente de ces outils, une démarche de réflexion a été lancée dans le but d’  « urbaniser » les différents systèmes existants afin d’élaborer un cadre unifié.
L’exposé présentera cette démarche, ses premiers résultats, qui, en identifiant 4 grands sous domaines fonctionnels, conduisent à :
- une proposition d’architecture des outils,
- la définition d’interfaces entre ces sous-domaines, constituant autant de zones d’adaptabilité.
On constatera entre autres que les normes internationales s’appliquent à ces interfaces mais ne sont, à ce jour, pas suffisantes.

Texte disponible17h30-18h00 : Mise en œuvre d’une application SIG métier de l’Agence de l’Eau Seine Normandie avec transfert d’une alimentation en données géographiques par un entrepôt classique à un flux externe par Audrey Pellet, Agence de l’eau Seine-Normandie et Aurélien Barbier-Accary , ATOS

L’Agence de l’Eau Seine-Normandie est un établissement public du ministère de l’écologie dont la mission est de financer les actions de protection des ressources en eau et de lutte contre les pollutions. Elle a en charge la gestion de sites et d’ouvrages tels que des réserves naturelles, des masses d’eau affleurantes et souterraines, des points de rejets ou encore des zones de redevance pollution.
L’Agence a mis en œuvre une application SIG métier en ligne permettant de définir et traiter ses sites et ouvrages de référence, tant du point de vue géographique que attributaire. Pour manipuler ses données métier, l’AESN s’appuie sur des fonds de plan IGN. Dans une première version de l’outil, l’AESN stockait les données sources de l’IGN dans un entrepôt de données interne avec tout ce que cela implique en termes de préparation de données, de mise à jour et de diffusion.
Dans le cadre de la définition de la seconde version de son application SitOuRef, l’AESN a exploité les nouvelles possibilités d’accès aux données distribuées en mode flux par les API Géoportail mises à jour plusieurs fois par an. Parallèlement, les dernières avancées sur des clients de visualisation nouvelle génération (Flex) lui ont permis d’exploiter pleinement les possibilités d’affichage et de manipulation d’objets vectoriels directement plutôt que de passer par une visualisation rastérisée comme cela est généralement nécessaire en JavaScript.
L’AESN présentera sa vision stratégique et économique de cette double migration technologique tandis qu’Atos Worldline en présentera la partie technique et notamment les impacts sur l’architecture du SIG qui a été enrichie des outils open source OpenScales et GeoServer en complément de l’utilisation des API Géoportail.
Mots clés , , , + dans les catégories Rencontres 2010, Conférences 2010

Poster un commentaire